Anneke Schmider

Anneke Schmider est actuellement consultante en matière d’ESEC auprès du CRDI et directrice adjointe de Global Health and Digital Transformation chez Abt Britain, Londres.

Mme Schmider estime qu’il est important de façonner l’avenir en apportant de nouvelles idées à la politique et au financement du développement, et elle est associée depuis longtemps à l’initiative canadienne en matière d’ESEC :

  • Dans son rôle antérieur à l’Organisation mondiale de la santé, financé par le gouvernement canadien, elle a appuyé de nouveaux essais d’investissement dans quatre pays (Éthiopie, Bangladesh, Philippines et Mozambique) et a travaillé sur les premières possibilités de modèles de financement des systèmes d’ESEC.
  • Ce projet de quatre pays a jeté les bases d’une collaboration avec la Banque mondiale sur le plan global d’accroissement de l’investissement; elle a donc travaillé avec le gouvernement canadien et la Banque mondiale sur l’analyse de rentabilisation des systèmes d’ESEC et l’architecture du Centre d’excellence au sein du Mécanisme de financement mondial de la Banque mondiale.
  • Elle est une ardente défenseure de la conférence d’Ottawa depuis son passage à l’OMS, où elle a travaillé avec le CRDI sur le concept initial et l’élaboration du plan d’action au début de 2017. Elle a poursuivi cette étroite collaboration avec le Canada depuis sa mutation à Londres à la fin de 2017, en tant que membre de l’équipe de la conférence et auteure principale de la documentation de la conférence.

Mme Schmider a joué un rôle de premier plan dans l’apport de nouvelles idées dans le domaine des systèmes d’ESEC. De 2013 à 2015, par le biais du programme CoIA pour les femmes et les enfants, Mme Schmider a été l’un des principaux promoteurs de l’amélioration des processus administratifs et de l’utilisation de la technologie dans les systèmes d’ESEC et systèmes connexes, guidant la stratégie et la mise en oeuvre de l’intégration entre les systèmes de santé et d’ESEC, en lançant le premier atelier mondial et régional santé-ESEC en 2013. Elle a fourni des fonds de démarrage supplémentaires aux initiatives régionales afin de développer davantage les initiatives et l’expertise en matière d’ESEC. Plus récemment, elle a coorganisé avec l’UNICEF et GAVI à New York, en 2016, une réunion sur le renforcement des systèmes d’ESEC pour la santé des femmes et des enfants. Elle a récemment donné des conférences à l’Université de Cambridge sur l’utilisation possible de l’intelligence artificielle pour améliorer l’analyse prédictive à partir des données sur les causes de décès.

Elle est une experte mondiale reconnue en stratégie, financement et développement des systèmes d’ESEC, ayant travaillé au sein du système d’ESEC en Australie, aidant à faire valoir le besoin de fonds pour transformer la gouvernance des enregistrements, les processus administratifs et l’application de la technologie avec les bureaux d’enregistrement, et négociant un financement à long terme pour l’amélioration et la publication des données. Mme Schmider a depuis travaillé en étroite collaboration avec de nombreux partenaires nationaux et régionaux à travers l’Afrique et l’Asie sur l’évaluation, la stratégie et la planification de la mise en oeuvre des systèmes d’ESEC, dirigeant l’intégration de nouvelles méthodes de notification sanitaire dans les systèmes d’ESEC, et améliorant la collecte de données sur les causes de décès et les notifications. Elle a été très active dans les processus de politiques et de gouvernance des systèmes d’ESEC, notamment dans le cadre du programme pour l’amélioration accélérée des systèmes d’enregistrement des faits d’état civil et de l’établissement des statistiques de l’état civil en Afrique (APAI-CRVS) et des programmes en Asie-Pacifique. Avec des partenaires africains, elle a dirigé l’élaboration d’une nouvelle stratégie technique post-Ebola en Afrique, y compris des stratégies de développement technologique, tel que convenu avec les représentants africains à l’ASSD en 2015. Elle a été présidente du comité mondial des systèmes d’ESEC jusqu’à son déménagement à Londres à la fin de 2017.

Titulaire d’une maîtrise avec mention en gestion du développement, ses recherches sont axées sur le financement de base, le financement catalytique et le financement axé sur les résultats pour les systèmes d’ESEC. Elle détient également un diplôme d’études supérieures en politique et financement de l’innovation et un baccalauréat en économie politique. Ses recherches doctorales portent sur l’innovation dans le financement de la santé mondiale, et elle termine actuellement une maîtrise professionnelle à la London School of Economics.